lundi 8 janvier 2007

Ce fût donc la rentrée

On a parfois envie d'exploser, puis l'instant d'après, d'être content. Me voici donc, ce matin, 8h45 dans les couloirs pleins de vie et accueillant de mon université, après avoir profité pendant trente minutes de la joie, de l'entrain et de la courtoisie de mes collègues de transport en commun. Le temps de prendre une deuxième café (oui, le matin ca n'a jamais été mon truc) d'échanger des informations avec un collègue de cours. On se retrouve devant le secrétariat de notre bien-aimé UFR d'Histoire. Pour poser une question benoîtement simple : "euh, vous nous avez donné les dates des concours blancs organisés par l'Université pour la préparation au CAPES d'Histoire-Géo, mais pas les lieux ni les horaires" - je précise que lesdits concours sont la semaine prochaine. Réponse : "Regardez c'est affiché.
- Non, ca n'y est pas
- Ah ben alors nous on sait pas hein, vous comprenez, on vient de rentrer de vacance..."
Et là, on ne s'énerve pas. Non non. On aurait envie de répondre "Mais a quoi tu sers, on te paie à quoi ?", et de lui faire avaler sa tasse de thé par les narines, à la secrétaire, mais on se retient.
Je pensais trouver les infos a la fac, mais non.
Donc pour se défouler, on boit un troisième café dans un troquet du quartier -oui, parce que l'université, avec ses bibliothèques accueillantes et faciles d'accès, ses ouvrages souvent renouvelés, le silence qui y règne, c'est idéal pour travailler ... On ouvre l'ordinateur et on cherche les infos en question sur internet. On ne les trouve pas. On va donc faire un tour dans une grande librairie d'occasions (que je ne citerai pas), chercher des bouquins qu'on ne trouve toujours pas. Puis on retourne chez soi, pour se rendre au secrétariat de sa résidence, qui n'a le don d'ouvrir que quand personne est là (en semaine le matin.) On est plein de bonnes volonté pour payer son loyer, mais on vous dit qu'il faudra revenir le lendemain - au moins - parce que les versements de la CAF ne sont pas arrivés. Ben oui.
On cherche partout le numéro de téléphone urgent d'un type qu'on devait rappeler rapport à un emploi potentiel pour les prochaines vacances. On est un peu bordélique (j'assume le mot) alors, on rappelle les renseignements, qui vous mettent en relation avec la mauvaise personne, qui vous donnent le numéro de la mairie, qui s'y reprend à trois fois ( "bonjour, je suis la boîte vocale de la mairie de..., pour des informations sur la choucroute japonaise, tapez 1, sur la fabrication des kilims au tadjikistan, tapez 2, sur la taille du bicorne de napoléon, le 3, si vous vous demandez si l'oeuf précède la poule ou l'inverse, le 4, sinon, patientez".) Enfin on apprend que la personne en question est partie déjeuner. Bref, après tout ce ramdam, on est en retard pour un cours qui commence à midi - joie des horaires bien placés de la fac. On court, un sandwich coca à la main, pour attraper un bus, et a mi-chemin on apprend par téléphone que le cours est annulé. On va quand même à la fac. Comme on a faim, on prend le temps de se prendre un dessert. On poireaute pendant près de trente minutes (c'est court...) devant l'entrée de la bibliothèque, ou on tente de travailler dans une ambiance qui relève plus du café du commerce que de la bibliothèque. On apprend néanmoins de bonnes nouvelles potentielles (je garde le mystère), par courrier, et par téléphone : pour le job en question - il s'agit d'animer un stage de français pendant les vacances de pâques - c'est ok. Ca remet de bonne humeur.
En rentrant on a faim, alors on se fait à manger, on check ses mails (yep), on répond, on s'informe de ce qui se passe dans le monde en mangeant, puis on prépare la séance de soutien scolaire qu'on a prévu pour le lendemain. On prépare bien... Et l'imprimante tombe en panne. Ca tombe mal, puisque demain est chronométré a la minute, pas le temps de faire imprimer ca a la fac (je doute même qu'on aie des imprimantes !) ou a l'IUFM... Grmmbbll, comme dirait je sais plus qui.
Et là, on va bosser, parce que demain concours blanc à 8h ->13h. Mamma mia.

1 commentaire:

Johanna Capes a dit…

ça rassure de voir que toutes les universités de France et de Navarre ont des secrétariats aussi incompétents, tu verrais celui de Bordeaux III, on s'était bien marrés pour la réforme du LMD (queue 24' sur 24' devant une porte ouverte deux heures par jour -et encore! quand la machine à café était vide- et ce pendant 3 bons mois; je ne sais même pas si elles sont au point aujourd'hui)...